lundi 25 mai 2015

La vérité sur l'affaire Harry Quebert - Joël Dicker


La phrase retenue:

"Frappez ce sac, Marcus. Frappez-le comme si toute notre vie en dépendait. Vous devez boxer comme vous écrivez et écrire comme vous boxer: vous devez tout ce que vous avez parce que chaque match, comme chaque livre, est peut-être le dernier."




  • Auteur: Joël Dicker
  • Editions:Fallois/ L'âge d'Homme
  • Genre: Thriller / Enquête
  • Année de parution: 2012
  • Nombre de pages:672



Synopsis:
A New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. 

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.



Mon avis: 

Tout est dit dans le résumé du livre. Je vais donc me pencher un peu sur la forme.

L'histoire est bien ficelée avec pleins de rebondissements et de suspens. Le style de l'auteur est simple, fluide et  distrayant. 

Ce livre est long vraiment long, j'étais un peu hésitante et découragée, je voulais lire quelque chose de "soft". Passées les 200 pages, je n'ai pu m'en détacher. Il se lit comme quand on entame un bon sandwich (oui je dis bien sandwich)  plus on mord dedans plus on découvre des saveurs (j'écris ma chronique  à l heure du dîner et je salive) et plus on a envie d'arriver à la croûte.(pas bon d'écrire un avis quand on a faim hhh).

L'intrigue est bien construite, on ne devine rien du tout, on a juste envie de découvrir en même temps que les autres si Harry est coupable ou pas et si ce n'est pas le cas qui a donc tué Nola.

Des passages à l'eau de rose sont présents pour nous rappeler l'histoire d'amour entre le dit-coupable et la victime: je n'ai pas eu de phrase coup de coeur par ici, c'était  "clichés" pour moi. (Désolée Joël Dicker si jamais vous passez par là)


Le roman n'est pas simplement un thriller il évoque aussi la société moderne, la littérature,  la vie en général,.... l'histoire est prenante car on s y retrouve; c'est un peu la vie quotidienne de chacun d'entre nous.

La souffrance d'un écrivain atteint du syndrome de la page blanche m'a vraiment émue. Nous vivons avec lui ce blocage, cette envie de créer, de trouver des mots et quand ça vient pas, le mal-être est palpable. On est triste pour lui ou énervée comme lui.

Je ne sais pas si c'est vraiment "LE LIVRE PHÉNOMÉNAL" comme le disent certains mais personnellement j'ai aimé son accessibilité et sa simplicité. Le plus important c'est qu'il véhicule des valeurs que nous respectons tous: l'amour, l'amitié, la fidélité, le dévouement aux autres,......

C'est un roman-puzzle: on doit placer les pièces pour arriver au tableau final.

Au bout de plus de 600 pages, en fermant le livre, j'ai senti un courant d'air. J'aime quand je suis manipulée par l'auteur, quand il me plonge avec lui dans ses enquêtes, ses fausses pistes ,..... et la fin n'est pas du tout décevante.

Et comme c'est si bien dit dans le roman:"Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé".




Mon coup de coeur:

La maman juive et ses tirades avec son fils , l'humour était au rendez-vous.



Ma note:*****

Eh oui un 5 étoiles pour m'avoir tenue en haleine jusqu'au bout sans m'ennuyer. Pour l'amitié entre le maître et son élève , beaucoup plus pour la gratitude du disciple envers celui qu'il considère comme son modèle.




L'auteur:
Joël Dicker est un écrivain suisse de langue française.
Né à Genève le 16 juin 1985, c’est dans cette même ville qu'il effectuera toute sa scolarité. A l’âge de 19 ans, assez peu stimulé par l’école, il s’offre une parenthèse au Cours Florent à Paris, avant d’étudier finalement le droit à l’Université de Genève, d’où il sortira diplômé en 2010.