jeudi 21 mai 2015

Nos étoiles contraires - John Green


Les phrases retenues:

"Contre qui je suis en guerre? Contre mon cancer? Et mon cancer, c'est qui? C'est moi. Les tumeurs sont faites de moi. Elles sont faites de moi comme mon cerveau, mon coeur sont faits de moi. C'est une guerre civile dont le vainqueur est déjà désigné."
  

  • Auteur: John Green
  • Editions: Nathan
  • Genres: Jeunesse, Romance
  • Année de parution originale: 2012
  • Année de parution en français :2013
  • Titre original The Fault in Our Stars
  • Nombre de pages: 323










Synopsis:
 Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.


Mon avis :

Envie de ne rien dire parce que beaucoup d'encre a coulé à son propos. Je vais en parler parce que ce roman a été mon coup de coeur en 2014.Mais aussi parce qu'il  y a quelque chose qui me pousse à le faire : d'abord, c'est mon premier John Green, et je n'ai pas été déçue par ses autres romans, ensuite il m'a été conseillé par une personne qui m'est chère  <3 et enfin parce qu'il parle d'une maladie qui me touche de près vu qu'elle a emporté ma maman.


Dès le début on est "poignardé" par la description de Hazel, on a mal pour elle, mais elle banalise tellement les choses qu'elle nous détend et on apprend -comme elle- à vivre avec sa maladie et son oxygène qu'elle traîne avec elle.
Sa rencontre avec Augutus est palpitante, ce garçon qui se la joue robuste alors que lui-même est un ancien malade.  J'aime l'appeler Mister Métaphore car il en utilise subtilement:"- Tant qu'on ne l'allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré, quand maman est arrivée à ma hauteur. Et je n'en ai jamais allumé une seule de ma vie. C'est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir"

Ce couple va nous faire rire, sourire et pleurer aussi. J'ai vu éclore leur histoire d'amour au ralenti et c'est tellement bien dit dans le roman : "Je suis tombée amoureuse pendant qu'il lisait, comme on s'endort : d'abord doucement et puis tout d'un coup."

Les échanges entre Haz et Gus sont merveilleux, j'en ai eu le souffle coupé à maintes reprises:

― Les gens s'habituent à la beauté.

― Je ne me suis pas encore habitué à toi, a-t-il répliqué en souriant.

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"- Et si je t'appelais quand j'ai fini ça? ai-je proposé.

- Tu n'as pas mon numéro.

- Je te soupçonne fortement de l'avoir écrit dans ce livre.

Il s'est fendu de son sourire béat.

- Et tu oses dire qu'on ne se connaît pas."

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"Tu m'as offert une éternité dans un nombre de jours limités, et j'en suis heureuse."

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"Je ne t'envoudrais pas, Hazel Grace. Ce serait un privilège d'avoir le coeur brisé par toi."


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Je me remémore chaque scène avec un pincement au coeur, j'ai tant pleuré en lisant ce roman. J'ai cru , j'ai espéré, j'ai prié, j'ai même voulu abandonner sa lecture pour ne pas lire la fin mais je n'ai pas eu assez de cran, je voulais quelque part me nourrir d'espoirs -un seul espoir- : celui qui me hante la nuit dans ma vie réelle, loin du roman , loin des personnages, ..... l'espoir de voir ma maman en finir avec le cancer et prolonger sa vie auprès de moi.


C'est un roman qui nous invite à réfléchir, à beaucoup réfléchir, il évoque la vie et la mort , l'amour et l'amitié et aussi la famille.  Hazel et ses amis sont entourés et aimés par leur famille , c'est quelque chose qui m'a marquée vu que partout nous entendons parler de l'explosion de la cellule familiale dans le monde. Cette histoire au contraire ressoude les liens familiaux. La famille est et sera toujours la clé du bonheur de chacun d'entre nous. Dans les moments les plus importants de notre vie, la famille est là, présente, pleure et rit avec nous. La maman de Hazel est le symbole même de la maman qui se bat pour la survie de son enfant. Elle est toujours derrière elle pour la pousser à tenir bon et à s'accrocher.

Et en parallèle à tout cela, nous avons l'histoire de ce livre "Une impériale affliction" dont Hazel cherche la fin. Un livre mystère qui n'a pas de fin ou bien a une fin "suspendu" ou "ouverte". Son parcours avec Gus pour aller rencontrer l'auteur et en parler avec lui m'a fait sourire à plusieurs reprises: un acharnement incessant comme si leur vie en dépendait.

Ce roman est une belle invitation à accepter la mort et  aussi à profiter de la vie. On a envie de crier haut et fort un "je t'aime" à un frère, à une soeur, à une amie.....à une personne qui compte pour nous. Quitter la vie sans regret , ou bien voir partir nos proches sans regret car on aura tout dit :).


Mon coup de coeur:

*Augustus: c'est le symbole du courage, pour moi c'est lui le personnage clé de cette histoire, lui qui a soufflé un peu de courage et de fraîcheur à Hazel et à son ami Isaac.


Ma note: *****

Mon coup de coeur comme je l'ai déjà dit, très bien écrit avec des phrases sublimes. Les personnages sont très attachants et les thèmes sont d'actualité.



Mon +
Le titre original est tiré de l'acte I, scène 2 de la pièce de Shakespear Jule César, où Cassius  dit à Brutus  :

« The fault, dear Brutus, is not in our stars,

But in ourselves, that we are underlings. »



  (Traduction :« Si nous ne sommes que des subalternes, cher Brutus,

La faute en est à nous et non à nos étoiles. »)



L'auteur:
John Green, né le  24 août 1977 à Indianapolis (Indiana)  , est un écrivain américain, auteur de livres pour jeunes adultes. Il a également réalisé un vidéo-blog sur YOU TUBE avec son frère Hank Green.
Il a été numéro un de la liste des meilleures ventes du New York Times  pour Nos étoiles contraires en 2012.