lundi 7 septembre 2015

Je veux vivre -Jenny Downham-

Phrase retenue:
"J'aimerais avoir un petit ami. J'aimerais qu'il vive sur un cintre dans ma penderie. Je pourrais l'en sortir quand je voudrais et il me regarderait comme les garçons regardent les filles dans les films, comme si j'étais belle."




  • Auteur:  Jenny Downham
  • Editions: Plon 
  • Genre:  Roman-Drame-
  • Année de parution: 2008
  • Nombre de pages: 390



Résumé:
Tessa vient d'avoir seize ans et se sait condamnée. Dans quelques semaines, elle mourra d'une leucémie. Partagée entre la révolte et l'angoisse, l'injustice et les aspirations propres à son âge, Tessa décide de tout connaître de la vie avant de mourir, y compris les transgressions, la célébrité... Aidée de sa meilleure amie, de ses parents qui acceptent tout, Tessa se lance alors dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !



Mon avis:
Film regardé PUIS livre lu. Mes émotions sont d'actualité. Des larmes à flot.
Je n'exagère rien. Prenez ce livre et lisez-le avec le coeur. Vous allez vivre une belle aventure avec Tessa, une ado de 16 ans atteinte de Leucémie.

Une histoire bouleversante de Tessa qui attend la mort. C'est bizarre de le dire hein? Nous nous levons chaque matin sans nous rendre compte de cette chance  : "Ah oui je suis vivant(e) et j'ai de la chance pour faire ce que je veux en attendant". Et bien Tessa elle, a comme un sursis: durée de vie limitée. C'est triste. Elle décide néanmoins de ne pas s'apitoyer sur son sort. Elle note des trucs qu'elle a envie de faire avant de mourir et décide de les cocher un par un. Je l'admire <3


Tout au long de ma lecture, j'entendais l'écho de sa souffrance et ressentais une douleur dissimulée derrière des conseils qu'elle donnait à son entourage. 
Je le sais, je l'ai vécu auprès d'une femme merveilleuse qui affichait bonne mine, sourire et rire. Une femme qui choisissait ses mots pour ne pas me faire sentir combien la séparation sera douloureuse. Ma mère que j'ai pleuré encore et encore en lisant ce roman.  

Je ne dois pas casser l'ambiance de la chronique quoique le contexte s'y prête vraiment.

Certains passages ont déclenché un torrent de larmes:


"-Tout va bien, Tessa, tu peux partir. Nous t'aimons. Tu peux partir maintenant.
-Pourquoi tu dis ça?
-Parce qu'elle a peut être besoin d'une permission pour mourir, Cal.
-Je ne veux pas qu'elle meure. Je ne lui donne pas la permission, moi."

"Je t'aime. J'en souffre comme je n'ai jamais souffert de ma vie, mais je t'aime. Comment oses-tu prétendre le contraire ? Ne me dis plus jamais ça, d'accord ?"





D'autres m'ont fait sourire:

"Ne dis pas à ta fille que le monde est pourri. Montre-lui de jolies choses. Même si tes parents n'ont pas pu l'être pour toi, sois géante pour elle. Et ne te laisse jamais séduire par un garçon qui n'est pas amoureux de toi."



Le style de Downham est vraiment simple pour transmettre l'essentiel: des émotions fortes. J'aime beaucoup son écriture.  Le livre se lit aisément. Les rebondissements sont au rendez-vous: on les trouve là où on les attend.


Pas de Happy End , cette fois-ci je l'annonce, je le dis, je le crie. La fin est logique. Il n y a pas de miracles, pas de baguette magique, pas d'intervention d'une fée au dernier moment. C'est cela qui m'a le plus touchée: le roman est réaliste. Il nous expose une réalité amère mais on en sort avec de bonnes résolutions.

HISTOIRE ÉMOUVANTE



Info +
Le roman est sorti en double éditions: une pour les adultes (Plon Edition) et l'autre pour les jeunes (Plon Jeunesse). Les deux couvertures sont vraiment différentes. Celle des "adultes" est moins captivante. Je la trouve fade. 





Ma note:
L'auteure:
Jenny Downham est née en 1964. Elle a été comédienne dans des hôpitaux et des foyers pour jeunes. Je veux vivre (éditions Plon, 2008) est son premier roman. Il a connu un immense succès en Angleterre, aux États-Unis et en Hollande. Toi contre moi a paru en 2011 chez le même éditeur. Elle vit aujourd'hui à Londres avec ses deux jeunes fils.