lundi 1 février 2016

Des souris et des hommes - John Steinbeck


"Ce qui compte, c'est parler, C'est être avec un autre. Voilà tout."



George Milton et Lennie Small, deux amis, errent sur les routes de Californie. George protège et canalise Lennie, une âme d’enfant dans un corps de géant. Lennie est en effet un colosse tiraillé entre sa passion - caresser les choses douces – et sa force incontrôlable. Animés par le rêve de posséder leur propre exploitation, ils travaillent comme journaliers, de ranch en ranch.
L’amitié qui les lie est pure et solide, mais ne suffit pas à les protéger de la maladresse de Lennie. Une maladresse presque poétique, qui les conduit à changer sans cesse de travail, et qui laisse poindre à l’horizon un drame sans égal.

Voici un roman qu'on devrait tous avoir dans notre bibliothèque. Une histoire remarquable qui met la lumière sur les relations humaines. 

"Des souris et des hommes" est aussi une belle histoire d'amitié entre Lennie , cet homme-enfant et Georges un petit homme intelligent et futé. (Le titre est expliqué plus bas dans l'infos + )

Ces deux amis rêvent de posséder une ferme  au lieu de travailler pour les autres. Ce n'est pas encore le moment, alors , tous les deux sont des saisonniers  qui sillonnent  la Californie des années 30. De ranch en ranch, d'un domaine à un autre, les deux amis suent durement.

« Les types comme nous, y a pas plus seul au monde. Ils ont pas de famille. Ils vont dans un ranch, ils y font un peu d’argent, et puis ils vont en ville et ils le dépensent tout… Ils ont pas de futur devant eux. Pour nous c’est pas comme ça. Nous, on a un futur. On a quelqu’un à qui parler, qui s’intéresse à nous…» dit George à Lennie.


 Malheureusement, Georges ne se fatigue pas seulement au travail,il doit aussi gérer le comportement de Lennie , ce géant simplet. 

Lennie est un grand , fort mais brutal. Georges va paraître dur mais il veille sur son ami et leur fait éviter, à tous les deux, beaucoup d'ennuis en le mettant en garde à chaque fois. Se comportant comme un irresponsable (et on ne va pas le blâmer vu qu'il n'en est pas conscient) Lennie emploie ses muscles sans se rendre compte qu'il cause des dégâts et c'est à Georges d'éponger derrière lui ou de trouver un moyen pour fuir.

Un jour, ils débarquent dans une exploitation et vont tenter de ramasser suffisamment d'argent pour réaliser leur rêve commun. Tout se passe bien avec les nouveaux ouvriers mais c'est sans compter sur la présence de la femme du fils du propriétaire  qui sera la cause d'un drame. Je m'y attendais un peu. 

Je ne veux pas donner plus de détails parce que je serai obligée de parler d'une scène ou deux qui dévoileront toute l'histoire.

Ce court roman, facile à lire, se base sur des dialogues forts et un vocabulaire quelques fois "grossier" pour bien représenter la classe ouvrière de l'époque.

Steinbeck nous plonge dans Le rêve américain et les contraintes de sa réalisation. Nous avons en arrière-plan aux souffrance, une très belle histoire d'amitié et des personnages très attachants.

La fin du roman est attendue, logique mais très dure à avaler. J y ai laissé quelques larmes pour ne pas dire j'ai inondé mon oreiller. 

J'ai l'impression que j'ai dit peu par rapport à ce que j'ai ressenti ;)

Histoire émouvante 



Le récit s'inspire d'un vers de Robert Burns : The best laid schemes o'mice an'men gang aft a-gley « Les plans les mieux conçus des souris et des hommes souvent ne se réalisent pas ».


Le roman a été adapté plusieurs fois. J'ai beaucoup aimé le film Avec John Malkovich, Gary Sinise et Alexis Arquette.







John Ernest Steinbeck est un écrivain américain. Il est le fils de John Steinbeck Senior, qui est trésorier, et d'Olive, une enseignante. Son grand-père paternel est d'origine allemande. Il a trois sœurs : Elizabeth (1894-1992), Esther (1892-1986) et Mary (1905-1965). Après le lycée de Salinas, il étudie à l'université de Stanford, mais abandonne ses études et part à New York en 1925. Dans ses romans, Steinbeck met souvent en scène des personnages issus de la classe ouvrière confrontés à la Grande Dépression en Californie. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1962 et la médaille de la Liberté des États-Unis en 1964.