mercredi 1 février 2017

Les vigiles -Tahar Djaout

Première lecture dans la cadre du challenge  DZ_Book 2017 lancé par  cinq pages littéraires algériennes.  Chaque mois, nous choisissons un auteur et un livre puis nous nous réunissons à la fin du mois pour en parler.

Pour le mois de Janvier, nous avions choisi "Les vigiles" de Tahar Djaout.











"Ce qui est effrayant chez cette nouvelle génération de dévots zélés, c'est sa négation même de toute joie, son refus de toute opinion différente, son rêve de soumettre le monde aux rigueurs d'un dogme inflexible."








Ce roman corrosif sur la société algérienne d’aujourd’hui est le dernier livre publié par Tahar Djaout, écrivain et journaliste assassiné à Alger en juin 1993 : il était devenu, par son talent et son courage tranquille, le symbole de la résistance au fanatisme.











Mon introduction
 Très honorée de faire partie de la "team" qui dépoussière un peu notre littérature. Fière aussi de connaître quelques personnes engagées à faire connaître nos écrivains. Heureuse de commencer le défi avec un grand nom qu'est Tahar Djaout , poète, écrivain et journaliste talentueux et engagé. Un écrivain que j'ai découvert suite à ma lecture à "Lettre à Da L'mulud" écrite à une autre pointure de la littérature algérienne : Mouloud Mammeri. Séduite par sa fameuse célèbre phrase : "Si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors, dis et meurs." Impressionnée par sa moustache et ses lunettes d'intello, je l'ai pris en sympathie bien avant de lire deux de ses livres. Il fait partie de ceux qui m'ont impressionnée par leur parcours. Je ne sais pas pour vous mais moi j'écris cette petite introduction, avec une boule dans le ventre et une envie de pleurer... j'ai décelé son amour pour son pays à maintes reprises et ses écrits dénonciateurs en sont la preuve. C'est un nom que j'aurai aimé connaître mais hélas il est mort, assassiné, l'année de ma naissance et je n'ai qu'une chose à dire avant de parler de notre lecture commune : tant qu il y a des personnes comme nous, comme nous tous réunis sous le noms de pages ou de blogs, qui signons avec des #Lis_algérien ces gens là ne disparaîtront jamais. Je ne laisserai personne enterrer pour la énième fois "ma" littérature, "mes" auteurs algériens et mon" amour pour "notre"culture 








Ce que j'en pense:

""Les vigiles"" j'aime me poser des questions avant d'entamer une lecture: vigile évoque protecteur? ou geôlier? gardien? ou cerbère? Qui est qui dans cette histoire? 

Passons...

Ecrire l'Algérie de l'Après-indépendance nous plonge dans un chaos total. Le roman dénonce une bureaucratie destructrice et nous raconte le parcours d'un jeune inventeur qui va affronter et confronter les tenants du pouvoir, ceux qui s'amusent à rabaisser les intellectuels et les esprits créatifs. On étouffe le changement dans l'oeuf . on casse, on dévalorise, on brise, on reporte, on refuse, on méprise....

Et tu es là à te morfondre quand tu vois que certains sont mieux considérer "ailleurs" (j'entends par là à l'Etranger) Toutes ces têtes pensantes partent et évoluent sous d'autres cieux. Nous connaissons tous ceci. Le lire fait encore plus mal. j'entendais le cri et la rage de l'auteur.

l n y a pas mieux qu'un roman et une histoire inventée pour faire passer des messages et réécrire des vérités. Je ne vais pas me faire longue mais le roman repris dans son contexte et à son époque a dû faire rager plus qu'un. Djaout est courageux de dire tout haut ce que pensaient d'autres tout bas. Parler de cette destruction massive et du fanatisme religieux montant n'était pas facile mais dangereux. Je ne suis pas rentrée dans les détails parce que ceux qui ont lu ont publié leur avis et ceux qui ne l'ont pas encore fait, devraient le découvrir. J'attribue un 4/5 pour toutes les choses ressenties lors de ma lecture. Le sujet reste d'actualité rien n'a changé ... ou bien au contraire !






Tahar Djaout (11 janvier 1954 à Oulkhou, commune d'Aït Chafâa, en Algérie - 2 juin 1993 à Alger) est un écrivain, poète, romancier et journaliste algérien d'expression française. En 1993, il fut l'un des premiers intellectuels victime de la « décennie du terrorisme » en Algérie.


Sa bibliographie : ICI