dimanche 14 mai 2017

Tag #6 : 100% féminin de PKJ


Le principe est simple : présenter un livre ou un personnage correspondant à chaque question.
Je réponds en mettant des photos


1) Quelle est votre auteure préférée?
J'en ai beaucoup mais pour jouer le jeu je ne vais pas citer toujours les mêmes et je mets la photo de Pearl Buck <3 b="">














2) Quelle est votre héroïne de roman préférée?

3) Citez un roman qui propose un message féministe.



















4) Citez un roman avec une fille/femme sur la couverture.



















5) Citez un roman qui met en scène un groupe de filles/femmes.


















6) Citez un roman qui met en scène un personnage féminin LGBT.



7) Citez un roman qui propose plusieurs points de vue féminins.




















8) Citez un livre dans lequel une fille sauve le monde.

















9) Quel personnage secondaire féminin préférez-vous au héros de son roman?

JE CHERCHE ENCORE :p


10) Cite un livre écrit par un homme qui met en scène un personnage principal féminin.



















lundi 3 avril 2017

Vingt-huit #Episode1 - Sophia Laurent

Je n'aime pas les livres en épisodes :( c'est court et j'ai peur d'attendre un "siècle" pour les suites. Je suis tombée par hasard sur ce titre de Sophia Laurent et le résumé était plus que tentant. je le dévore en une journée et heureusement pour moi l'épisode 2 est sorti au moment où j'écris mon avis sur le premier. Le bonheur.












"Je me souviens de tout, de ma vie, mon passé n'a aucun secret pour moi. Je sais que je m'appelle Olivia, je sais que j'ai dix-huit ans, je sais que je suis en première année de faculté avec pour ambition de devenir traductrice. Je connais ma vie, je connais le monde, je connais beaucoup  de choses, sauf ce qui m'a amenée ici."






Elle s’appelait Olivia. Désormais, elle est Vingt-huit, un Chiffre destiné à tuer ou se faire tuer.
Auprès de trois alliés, elle va devoir apprendre à manier son nouveau pouvoir pour lutter contre des dangers aussi extrêmes les uns que les autres. 
L’un d’eux : Erebe… et sa soif d’abattre Olivia, son opposé.







Tout est brouillé au début de l'histoire. Olivia se retrouve dans un champs et ne se rappelle de rien. Elle se souvient seulement de sa soirée puis c'est le flou total. Elle croise un jeune homme qui lui propose de l'aider pour rentrer chez elle. En cours de route, elle croise une méchante jeune fille qui lui écrit au feu un 28 sur le bras. Ah ah  "28" comme le titre de cet épisode mais nous ne comprendrons rien du tout jusqu'à sa rencontre avec d'autres chiffres:  "13" "15"  "5" "6" "27" 

Mais que font tous ces chiffres dans cette histoire? 
On se calme!  J'arrive avec quelques explications sans détailler parce que toute la beauté de l'écrit réside dans la quête des réponses aux questions d'Olivia et des nôtres par la même occasion.

Perdue en même temps qu'Olivia qui cherche à savoir ce qui s'est passé, je suis fascinée par l'imagination de Sophia Laurent et je continue à lire avec un grand intérêt.

Olivia est vite adoptée par certains chiffres qui lui parleront de "Créateurs" et de "Pouvoirs". 
Sceptique, elle essaie de retrouver sa vie d'avant et redevenir l'étudiante qui a un quotidien tranquille auprès de sa maman. Cependant , d'autres chiffres entrent en scène et décident de s'en prendre à elle pour gagner les faveurs des "Créateurs":  "11" "29" "30"   vont apparaître pour nous fournir plus de détails sur ce monde étrange dont Olivia ne soupçonnait pas l'existence.


Sauvée in extremis d'une mort certaine grâce à son pouvoir, Olivia accepte d'intégrer "la résistance" (je l'ai appelée ainsi pour plus de suspens) et combattre les méchants qui tuent sans remords et les malveillants qui agissent dans les coulisses.  

L'épisode 1 se termine avec une promesse que fait Olivia à Li , la douce , Zack qui a un faible pour elle et Ezio, le faux-agaçant. 

Sophia Laurent transporte son lecteur avec aisance dans son monde fantastique. Sa plume est si accessible, si facile que les pages défilent à tire-d'aile.

J'attaque juste après cette chronique, l'épisode2. J'ai senti des effluves d'amour dans le coin donc je plonge illico-presto et je reviendrai avec mon avis le plus rapidement possible.

Une remarque drôle .... ou pas : quand Olivia découvre son pouvoir , je me suis rappelée l'un des quatre fantastiques. #OKJESORS










Ezio: un personnage qui veut paraître dur mais on le sent très impliqué et amical. J'aime sa façon de faire la moue tout en acceptant d'aider les autres. S'il lui arrive quelque chose dans les prochains épisodes, je ferai un malheur 💔







Sophia Laurent, accro à l'écriture depuis plusieurs années. Elle a débuté en écrivant quelques histoires sur internet, puis en inventant une vie à "Sun Bartas", journaliste. 
Ont suivi "Bad Guy", un roman d'aventures sur fond policier, la trilogie dystopique Ruines puis Evolutio, un roman d'aventures Young Adult. A venir : Sun Bartas 2, puis la trilogie Only.




Pal Avril

Pour ce mois, je note les titres que je voudrai lire sans me forcer parce que j'ai beaucoup de choses à faire notamment la reprise de mon histoire sur wattpad et la rédaction de plusieurs chroniques.

1. "Les outrepasseurs #Tome1 : Les héritiers" -- Cindy Van Wilder que je devais lire en mars mais je n'ai pas pu par manque de temps.





2."La morsure du coquelicot" -- Sarah Haidar [interrompue pour la mauvaise qualité du livre]





3. الاسود يليق بك" -- احلام مستغانمى"





4."Treize raisons" -- Jay Asher 




5. "Juste un regard"--Harlan Coben





6. "Les passeurs de lumière #Tome2: L'ange déchu" -- Blandine Martin 




7. "Vingt huit" #Episode2




8. "Les morsures de l'ombre" -- Karine Giebel



9. Lux #Tome5: Opposition -- Jennifer L. Armentrout



Une citation ~ Une photo

"Le baiser frappe comme la foudre, l'amour passe comme un orage, puis la vie, de nouveau, se calme comme le ciel, et recommence ainsi qu'avant. Se souvient-on d'un nuage ?"

Guy de Maupassant - Pierre et Jean -



Le fils du pauvre - Mouloud Feraoun






"Les pères de famille qui passent leur temps à essayer de satisfaire les petits ventres peuvent-ils s’occuper également des petites cervelles?"


"Fouroulou ne savait pas très bien comment le travail acharné le tirerait de la misère, lui et les siens. Mais il faut lui rendre cette justice : il ne doutait pas des vertus de l'effort. L'effort méritait salaire et ce salaire, il le recevait. Lorsqu'il fut admis au brevet, ses parents et même les gens du village comprirent enfin qu'il n'avait pas tout à fait perdu son temps. "








Dans ce roman, Mouloud Feraoun raconte sa propre enfance, au sein de son village et de sa famille en Kabylie, ainsi que son itinéraire atypique d’enfant destiné à
devenir berger et qui, au lieu de cela a eu l’immense opportunité de pouvoir fréquenter l’école.
Fouroulou, le héros, nous donne à voir son village et sa structure géographique et sociale ainsi que les us et coutumes de la société kabyle, le travail des hommes et des femmes, le statut des femmes, la place privilégiée des enfants mâles, la gestion des conflits familiaux, les superstitions … Par ailleurs, il nous raconte sa formation scolaire jusqu’à l’âge de 19 ans veille de son entrée à l'école d'instituteur de Bouzarea.









J'ai relu avec plaisir ce roman dans le cadre du challenge organisé par certaines pages littéraires algériennes.




Il m'est toujours difficile de chroniquer des livres que je chéris beaucoup. J'ai découvert Fouroulou avant Feraoun. Eh oui le personnage avant l'écrivain. J'avais lu des passages, écouté des conversations. Le Fouroulou avec sa djellaba, je l'imaginais tout petit avec un regard malicieux. Fouroulou, surnom tendre. Fouroulou, mon mythe à moi.



Quel plaisir de relire la Kabylie à travers Feraoun !

Le fils du pauvre ! Fils d’un pauvre.  

Un livre qui s’étale sur deux périodes : la première, ma préférée ! Je me suis incrustée dans la famille de Fouroulou et j’ai découvert son mode de vie: Modeste,  mais atypique. J’ai été scandalisée (ma première lecture) en découvrant le favoritisme (je n’exagère pas) chez les kabyles : C’est toujours cool de naître garçon chez eux ;) mais j’ai compris  une chose par la suite : Quand nous avons des terres(ou juste quand nous sommes paysans) et une vie difficile,  on doit miser sur le mâle pour nous prêter mains fortes aux temps des labours et pour la gestion du patrimoine familial même s’il est relativement insignifiant.

Passons… au fond de ce roman : Feraoun a écrit avec le cœur cette autobiographie, on le sent à travers les passages descriptifs de sa Kabylie. Il nous transporte à travers des chemins sinueux pour atteindre les sommets  des montagnes et découvrir des hameaux livrés aux lois ancestrales et à une vie précaire.

Il nous présente sa famille et les habitants de son village. Des caractères différents mais bien soudés face au désastre causé par le colonialisme. Des personnalités différentes, mais!!! Rebelles & Soumis sont tenus de respecter les adultes et les sages du village. J’ai été impressionnée par tant d'égard à la Djemaa.  

Solidarité ! Générosité ! Respect ! J’ai ces mots au bout de la langue  à chaque fois que je me rappelle Fouroulou. Je les scande après chaque passage. Je les revendique quand je parle de Feraoun.

L’émotion est omniprésente tout au long de ma lecture. Feraoun fait des clins d’œil incessants aux : pouvoir matriarcal dans les maisons, la grand-mère gère tout d’une main de fer, l’émigration, l’introduction du christianisme, … et bien sûr ce qui lui tient à cœur : les études.

Je me rappelle que ma mère m’avait parlée  d’un dédain  senti à travers certains passages. Fouroulou aurait regardé de haut  ou bien décrit certaines choses en gardant ses distances ? Cela reste son impression, ne la jugeons pas. Personnellement, je n’ai jamais détecté ce comportement : pour moi il a juste décrit des situations vécues et quand on réécrit un passé douloureux, certains restent pudiques et ne dévoilent qu’à moitié leur ressenti.

Feraoun donne une leçon à travers le parcours de son Fouroulou : celle du courage. Il faut vraiment être « vaillant » « persévérant » « optimiste »  pour combattre les aléas d’une vie très dure,  loin du confort citadin et vouloir la changer, la réussir et bénéficier d’un statut prestigieux aux côtés des colons (colonisateurs).

Feraoun titille notre sensibilité. Il a écrit pour que personne n’oublie.

Un roman poignant. Une narration émouvante. Des descriptions vivantes et saisissantes.

A chaque fois que je prends ce livre, sans le lire, sans l’ouvrir, j’ai un pincement au cœur et je ressens une certaine fierté.

Fouroulou m’a offert un cadeau inestimable : connaître Feraoun, lire certains de ses livres que je trouve très touchants.

Feraoun, lui, m’a fait découvrir une magnifique région, des gens impressionnants que j’admire. Des mœurs et des coutumes que je note avec avidité pour pouvoir rendre hommage, UN JOUR, à mon petit Fouroulou portant sa djellaba berbère.

La Kabylie occupe vraiment un coin douillé dans mon cœur. La langue  berbère que j’apprends me fait pousser des ailes à chaque fois que je la parle maladroitement mais bon ils m’en voudront pas les kabyles, je suis une intruse ;)


Ce livre est un trésor. Court mais si profond.


La plume de Feraoun. Simple, directe, accessible… Je vous le répète quand on écrit avec les tripes, le message passe comme une lettre à la poste.                                              













 à : Tizi Hibel,Kabylie , le 08/03/1913 
Élève de l'école normale de la Bouzareah (Alger), Mouloud Feraoun enseigne durant plusieurs années comme instituteur, directeur d'école et de cours complémentaire, avant d'être nommé inspecteur des centres sociaux. Feraoun commence à écrire en 1934 son premier roman, Le fils du pauvre. L'ouvrage, salué par la critique obtient le Grand prix de la ville d'Alger.
L'écrivain est abattu le 15 mars 1962 à Alger avec cinq de ses collègues inspecteurs de l'Education Nationale, à quatre jours seulement du cessez-le-feu, par un commando de l'OAS (l'assassinat de Château Royal). 

Bibliographie ICI


samedi 1 avril 2017

Fais-le pour maman - François-Xavier Dillard









"Et lorsque votre propre mère vous demande de vous accuser du pire des crimes, quel adulte peut-on bien devenir, Sébastien ? "

"Ces enfants brisés, perdus, mal aimés, battus… Alors quand ce frère et sa sœur sont arrivés dans le service, inutile de vous dire que j’étais aux premières loges. "









J'ai lu ce livre dans le cadre d'une LC (lecture commune de mon groupe sur facebook)


 Parlons de la forme d'abord, une intro ou plutôt un prologue qui s'impose, qui fait peur. Personnellement j'en ai eu des sueurs froides  mais il m'a donné envie de lire la suite (un point fort pour l'auteur) . Le livre est par la suite découpé en petites parties (j'aime; parce que cela me donne l'impression d'avancer rapidement) Un aller-retour incessant (flashback) entre le passé et le présent va un peu désorienter ceux qui aiment lire sans être dérangés. Amateurs de lectures linéaires! vous êtes avertis. Bref une intrigue est mise en place tout doucement et le dénouement arrive lentement. La plume de l'auteur est mâture, joueuse et assure l'addiction.

En examinant la couverture et le titre, je n'ai pas vraiment été tentée par sa lecture mais bon; j'ai voté pour ce titre, je me devais de le lire et de revenir donner mon avis.
BREF...Je disais donc (je continue comme si de rien n'était) que je n'étais pas vraiment séduite par ce livre. Le résumé ne m'a pas non plus attirée. En l'entamant, le prologue m'a électrocutée, j'aime les drames familiaux et les histoires qui racontent l'enfance des personnages. Je peux vous dire que je suis satisfaite. Une famille ordinaire, modeste, (nous sommes dans les années 70) , un drame a lieu et tout part en éclat: Maman et enfants sont séparés. Nous allons grandir avec Sébastien et vivre son traumatisme psychique. Grand (Adulte) Sébastien, papa de deux fillettes(leur maman est morte noyée) va rencontrer Claire qui est à elle seule un cas particulier (elle a tué son mari). Pff j'ai étouffé dans ce climat psychopathique. Les personnages traînent un passé désastreux et triste. Nous allons lire en alternance le quotidien de Seb, Claire et Léa (la fille de Seb) Nous allons connaître à travers les souvenirs, Valérie la soeur de Seb, une fille "angoissante" [ des images flippantes défilaient sous mes yeux]. J'ai tourné les pages avec cette peur de découvrir des choses et l'envie de confirmer d'autres. J'avoue qu'à un moment j'ai deviné le pourquoi du comment mais certains éléments que l'auteur envoyait au compte-goutte pour faire durer le suspens , semaient le doute en moi.

Bon pour être honnête, côté thriller psychologique j'ai lu mieux mais il y a ce petit truc que je n'arrive pas à nommer qui me fait dire que je lirai certainement un autre titre de l'auteur juste pour le plaisir de me laisser prendre au jeu , c'est à dire : pister les indices et essayer de trouver les réponses à mes questions. La construction psychologique des personnages qui peut paraître glauque, a donné de la force au livre. Ressentir de la tristesse, un pincement au coeur tout au long de la lecture est un bon point pour son auteur.


Roman mélancolique 
(A ne pas lire si vous n'avez pas le moral)
















Léa  : elle fait un peu "trop" mâture pour son âge mais je pense que ce n'est nullement exagéré vu le contexte. J'ai vite aimé ce petit personnage 👀



Né à Paris en 1971, François-Xavier Dillard a fait des études de droit et de gestion avant d'intégrer un grand groupe énergétique français au service des ressources humaines puis à la communication. Il est l'auteur de Un vrai jeu d'enfant et Fais-le pour maman, parus chez Fleuve noir. Après Austerlitz 10.5, co-écrit avec Anne-Laure Beatrix, Ne dis rien à papa est son deuxième roman à paraître chez Belfond.

Bibliographie  ICI